Fleurus d'Algérie (1848 - 1962)

Ilot DO

Au cours des années 1890, la commune a commencé à concéder à des Indigènes venus de la région pour travailler au village, des emplacements de maisons sur l'espace communal côté escarpement du sud. Ceux-ci étaient sujets à un loyer modeste (par rapport à ceux du village), qui fut maintenu jusqu'en 1960. On permettait aux habitants de s'établir d'abord dans des gourbis, puis de construire à leurs frais une maison simple de style islamique (fenêtres hautes, une pièce pour le manger et une pour le coucher). Les plus généreux de leurs employeurs les aidaient à la construction par le transport et les matériaux.

Jusque-là les Indigènes trouvaient des pièces ou des appartements aux côtés des Espagnols, ou comme gardiens chez un propriétaire. La nouvelle immigration locale (entre 1890 et 1910) concerne dans ce premier temps un nombre assez limité de familles : une minorité venue du voisinage de Legrand (les Fetouh, Freifer, Kouider et Massaoud), une grosse majorité de Saint-Louis (les Arcaya, Baghdadi, Belhachmi, Belhazeli, Benassela, Fetouh, Hemdid, Telli) et une petite majorité de Saint-Lucien (les Belhazeli, Benyoub, Ferr, Grissi). Les Gotni, faisant partie de Saint-Louis (les Abou surtout) s'étaient déjà installés dans la partie européenne du village.

Le "douar du haut" continua à se développer à partir des années 1920 à 1950, plusieurs chemins étant ouverts et prolongés. Comme le détail des recensements après 1911 n'est pas disponible, cette carte doit s'arrêter là.

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